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9 mars : une mobilisation historique !

L’ensemble des professionnels de la justice dans la rue

publié le 16 mars 2010, mis à jour le 16 mars 2010

Le 9 mars, à l’appel de plus d’une vingtaine d’organisations syndicales et associatives, dans un mouvement unitaire d’une ampleur jamais atteinte, le monde de la justice s’est mobilisé partout en France. De la manifestation nationale à Paris, aux rassemblements en régions, tous ont voulu dire avec force qu’ils refusent une justice sous contrôle, asphyxiée par le manque de moyens et le démantèlement du service public.

SAINT ETIENNE

La mobilisation était intense :

* 200 personnes dans les rues à défiler en scandant " justice foutue, on est dans la rue", "avocats, magistrats, greffiers, même combat", "pour une enquête indépendante, tous ensemble !", "pour une justice de qualité, tous ensemble", "pour une justice avec des moyens, tous ensemble", etc...

* malgré le froid, forte mobilisation des Tribunaux de la Loire, des avocats de Saint-Etienne, Montbrison et Roanne, des fonctionnaires de justice, des éducateurs du Conseil Général, de la PJJ, de l’AP, et du SPIP,

* en début de cortège : bâtonnier de Saint-Etienne, bâtonnier de Montbrison, représentants syndicaux de fonctionnaires et magistrats sous une banderole : "tous unis pour une justice de qualité", avec devant, deux brouettes remplies de codes,

* arrivés devant la Préfecture, lecture de motion et accueil d’une délégation (composée de 3 avocats, 3 magistrats, 3 greffiers) par le directeur de cabinet du préfet. On a transmis nos inquiétudes et les revendications nationales du tract

* pendant ce temps sur les marches de la préfecture était écrit avec des codes sur le sol : "justice en danger",

Les media étaient là, y compris France 2 national qui a fait un petit reportage pour le 13H.

POITIERS

Lecture de messages en début d’audiences et rassemblement sur les marches du palais.
Conférence de presse unitaire avec un public de magistrats, greffiers, avocats ... qui a été bien retransmise dans l’édition du soir de FR3 Poitou-Charentes.
Déclaration du président de chambre de la CA lors de l’audience collégiale à laquelle ont répondu les bâtonniers du ressort, présents à cette audience.

TOURS

Bus affrété par les syndicats de magistrats : départ de Tours filmé par FR3 Centre, une trentaine de manifestants (magistrats, greffiers et un PJJ) recueillis dans notre bus à Blois et Orléans

CAHORS

Rassemblement à 14h sur les marches du palais avec déploiement d’une
banderole avec le slogan "justice en danger".

Une cinquantaine de personnes : magistrats, avocats nombreux - malgré le fait que la
bâtonnière ait pris la décision que l’ordre des avocats ne se joindrait pas au
mouvement - greffiers, et des conseillers prud’hommes. Il faut dire que le CPH
de Cahors a récupéré le CPH de Figeac sans création de postes de greffier et
connait donc une activité en hausse de 30% qui plombe les délais aujourd’hui.
Lecture du tract unitaire et de sa déclinaison locale. Le SAF a lu une
déclaration principalement sur les atteintes à l’indépendance de la justice.

Couverture presse par la dépêche et les radios.

LE HAVRE

Au HAVRE, rassemblement des magistrats, avocats, travailleurs sociaux, dans la salle d’audience correctionnelle archi comble.
Prises de parole des magistrats, du bâtonnier, de la CGT pénitentiaire, et du représentant CDFT du SPIP.
Renvoi de l’audience
Bonne couverture médiatique (presse locale et France 3) tant sur l’initiative locale que sur le mouvement national...

NEVERS

Sur les marches du Palais à 12 h 00, étaient réunis la majorité des magistrats du siège - mais malheureusement aucun parquetier - des greffiers, des fonctionnaires de la PJJ et du SPIP et une dizaine d’avocats.

Presse écrite locale et F3 étaient également là avec interview des représentants syndicaux locaux.

Les dossiers de l’audience correctionnelle ont été renvoyés, les avocats intervenant dans les affaires en question s’associant au mouvement en sollicitant eux-mêmes le renvoi.

Lettre ouverte élaborée en intersyndicale pour les fonctionnaires, une pour le bâtonnier, un communiqué commun pour les magistrats et interlocuteurs tels PJJ, CGT, SPIP, rappelant le rassemblement de Paris et appelant ceux qui ne peuvent se déplacer à se rassembler aux marches du Palais de justice de Nevers à midi.

Manifestation avec slogan : « NEVERS , la justice ne manque pas d’air : le R pour régression démocratique, le R pour récession économique (effectif en baisse ) et le R de la révolte ! ( un mot soufflé à France 3 qui le reprit »

PERPIGNAN

Les 19 magistrats qui avaient affronté la neige et le verglas étaient à peu près tous présents sur les marches du Palais accompagnés d’autant de valeureux avocats, fonctionnaires de la PJJ et du tribunal.

Il y avait en tout 15 fonctionnaires présents, « pour cause d’intempéries » dit le rapport à la cour. Ce qui est vrai, pour ceux qui n’habitent pas Perpignan ville, il était impossible de venir. 4 magistrats déclarés grévistes.

Un journaliste et un photographe de l’INDEP étaient présents, mais la presse était en général plus intéressée par l’épaisseur de la couche de neige, l’occupation des gymnases par "les naufragés de la neige", la hauteur des congères et l’état des routes, ce qui peut se comprendre.

A l’audience civile juge unique du matin aucun dossier n’a été retenu, les avocats ayant joué le jeu. A l’audience collégiale de l’après midi, un avocat a tenu à se montrer solidaire en ne venant pas plaider mais a demandé à déposer son dossier.

Les audiences correctionnelles et JAF ont été très perturbées par l’absence des personnes convoquées. Les renvois se sont faits pour cause d’intempérie au JAF. A l’audience correctionnelle juge unique de l’après-midi certains dossiers ont été renvoyés en raison du mouvement et beaucoup en raison de l’absence des personnes convoquées.

A part cela, cela fait bientôt trois semaines que le merveilleux standard téléphonique qui a été installé au mois de novembre n’offre aucune communication à destination de services qui n’ont aucun besoin de téléphone ni de télécopie comme la japerie ou les enfants et à nous autres au civil une communication pire que la diffusion brouillée de radio Londres. Les juges d’instruction ont hérité de téléphones qui ne permettent pas le renvoi ou la reprise de communications sur le poste du greffier, n’ont plus accès à l’international...Tout cela après un épisode identique de 4 semaines en décembre/janvier.

NOUMEA

A Nouméa, manifestation avec les avocats et personnels de greffe avec suspension des audiences et lecture d’un communiqué. 3 grévistes déclarés.

A Koné : manifestation devant le palais avec les personnels .

Interviews sur RFO.

BASSE TERRE

Importante mobilisation, magistrats et avocats personnels de la PJJ, bien moindre des fonctionnaires pour des raisons à analyser, suspension des audiences CA/TGI à 10h30, rassemblement en nombre suffisant en costumes d’audiences, filmé sur les marches de la CA avec interventions successives des représentants syndicaux magistrats/greffiers et du bâtonnier. Interviews. Locaux couverts d’affiches, slogans.
La visite guidée des BO pénal TGI et du greffe pénal de la CA n’a de fait été suivie que par la camera de RFO Guadeloupe, mais le reportage qui en est sorti tant à Basse Terre qu’à Pointe à Pitre est parlant

AMIENS

Pour la CA Amiens et le TGI, rassemblement de plusieurs dizaines de personnes sur les marches du palais des magistrats, fonctionnaires, avocats y compris le bâtonnier et le président de la conférence régionale des barreaux de Picardie, des représentants du TA, la CGT pénitentiaire, le syndicat des greffiers de France. Lecture du tract unitaire et de la note comminatoire de la DSJ, lecture d’un texte par le président de la conférence, intervention d’un juge administratif. Quelques renvois de dossiers Bonne couverture médiatique : FR3 – radio bleue

TOULOUSE

Très bonne mobilisation au TGI et à la cour : environ 200 personnes sur les marches munies de pancartes (justice asphyxiée, justice sous contrôle, assis, debout etc ... )
pour les avocats : le conseil de l’ordre n’a voté qu’hier l’appel au soutien et il semble que les avocats n’aient pas été informés suffisamment tôt par le bâtonnier.
Présents également les avoués en nombre, le SNEPAP, la CGT pénit.
quelques fonctionnaires mais la CFDT est ici majoritaire et appelle à la grève le 23 MARS.

3 magistrats grévistes au TGI.

Bonne couverture : FR3 , AFP, la dépêche , radio mon pais , TLT Toulouse a pris des images des audiences JAF et une interview sur la journée.

NANTES

Tous unis 150 environ en début de matinée et surtout en début d’après midi. Beaucoup de PJJ, beaucoup d’avocats, quelques fonctionnaires.

Bonne couverture médiatique. Radios ( 2 ) Presse écrite 20 minutes Presse Océan, Ouest FRANCE, Télé FRANCE 3 et NANTES 7..

ANGERS

Pour Angers, un rassemblement à 14 h sur les marches du palais. En présence du SNEPS PJJ Prise de parole par chacun avec lecture des éléments de l’appel unitaire ; prise de parole du bâtonnier

Une cinquantaine de magistrats, avocats, fonctionnaires, éducateurs ; les personnels de l’AP ont préféré se rendre à Paris

Couverture par la presse régionale et FR3.

GRENOBLE

Manifestation très importante à 14h sur les marches du palais de justice. De nombreux magistrats, robes noires mais aussi beaucoup de rouge, avocats, personnels d’avoués licenciés, peu de greffiers mais le délégué local de la CGT n’avait pas relayé officiellement l’info, se réservant pour la grève du 23 mars....

La plupart des audiences ont été renvoyées. Le tract commun a été lu et des interviews ont été données par les uns et les autres. Sans doute le mouvement le plus suivi depuis un bon moment !!
AGEN

Pour Agen, Cour et TGI, un rassemblement de plusieurs dizaines de personnes
entre midi et deux sur les marches du palais pour un pique nique : avocats,
magistrats, fonctionnaires, PJJ et pénitentiaire.

Les audiences de la Cour et du TGI ont été renvoyées à l’exception de quelques dossiers.

Couverture médiatique moyenne, essentiellement la presse écrite plus France 3

BORDEAUX

Rassemblement organisé devant le palais de justice : 500 personnes, dont une bonne part des auditeurs de justice (80% des ADJ des promotions 2008 et 2009), des personnels de la PJJ, de la pénitentiaire, un représentant des juridictions administratives, beaucoup de personnels des services judiciaires et de magistrats, peu d’avocats (uniquement le bataillon fidèle du SAF et quelques sympathisants).

10 magistrats du siège et un du parquet déclarés en grève, 5 à la Cour d’Appel.

Prise de parole (dans l’ordre) de la CFDT, de l’USM, de la CGT services judiciaire, CGT pénitentiaire, de la FSU PJJ, du syndicat de la magistrature et du SAF ainsi qu’une prise de parole de la déléguée de la promotion 2008 des ADJ.

Mobilisation spectaculaire d’autant que l’appel principal était de se rendre à Paris, le rassemblement à Bordeaux étant un "subsidiaire".

Les audiences civiles ont été renvoyées, au TGI comme à la Cour et au TI, à l’exception de quelques audiences JAF urgentes, d’une audience de surendettement. En matière pénale, renvoi pour les affaires concernant des infractions aux biens.

Excellente couverture médiatique (FR3, TV7, Journaux gratuits, Sud-Ouest, AFP, France Bleue Gironde, etc.)

METZ - NANCY

Une trentaine de personnes sur les marches du palais (magistrats, avocats, fonctionnaires) pour une distribution de tracts.

Beaucoup de collègues qui ne se sont pas déplacés ont apposé le tract sur la porte de leur bureau.

Les audiences ont également été renvoyées en majorité ; les avocats ont demandé le renvoi pour tous les dossiers de personnes non détenues.

Reportage sur France 3 pour rendre compte de la manifestation, plus un reportage prévu d’ici fin mars sur la question des moyens.

De nombreux magistrats nancéens étaient présents dans le cortège parisien.

BESANCON

Une dizaine de magistrats de la CA de Besançon sont montés à la manifestation à Paris, tandis qu’une soixantaine de magistrats, avocats et fonctionnaires se sont rassemblés sur les marches du TGI de Besançon hier à 11h, où a été lu un communiqué commun inspiré du tract unitaire. Plusieurs audiences ont été renvoyées (notamment au JAF).

La presse locale était présente et a bien relayé la mobilisation, référence a été faite de Besançon sur une radio nationale et lors d’un JT (TF1 ou France 2, dont la couverture de l’événement a été plus que lapidaire..). Des images de Besançon ont été montrées lors d’un sujet national sur France 3.

CAYENNE

Les fonctionnaires et magistrats se sont rassemblés à 9h dans la salle des pas perdus pour manifester leur ralliement au mouvement national décriant les manques de moyens de la justice et les réformes en cours qui mettent en cause son indépendance. L’annonce d’une journée justice morte a été faite avec le renvoi des deux audiences correctionnelles du jour.
La radio a enregistré les délégués syndicaux des fonctionnaires manifestant leur grogne face à leur insuffisance numérique et leur condition de travail, la presse écrite présente a pu prendre en photo sur les marches du palais avocats, fonctionnaires et magistrats rassemblés. Une interview a également été donnée par les délégués syndicaux des magistrats à la télévision locale. Ils ont fait part des inquiétudes vis-à vis de la réforme de la procédure pénale, qui ne garantit pas l’indépendance de la justice, en rappelant que cette indépendance passait également par des moyens financiers et humains, sachant que Cayenne est une caricature de l’absence de moyen de la justice en France. Les personnels de justice ont rappelé leur souci d’assurer une justice de qualité aux justiciables guyanais, ce qui était impossible en l’état des moyens de la juridiction.

Article de presse locale : « Alors que les premières images de la mobilisation des magistrats et professionnels de la justice de l’Hexagone sont diffusées par satellite, la journée débute normalement ce mardi au Palais de justice de Cayenne. Il est 8 heures. La salle d’audience du tribunal correctionnel se remplit, les jurés regagnent la cour d’assises à l’étage.
Mais l’entrée du président d’audience (…) au tribunal correctionnel bouleverse les habitudes. Délégué local du syndicat de la magistrature, il annonce que les deux audiences de la journée seront renvoyées, les magistrats et fonctionnaires judiciaires guyanais s’associant au mouvement national. Avant le renvoi des affaires, le juge (…) révèle « l’inquiétude face aux évolutions récentes de la justice et les perspectives de réformes » et la nécessité de s’unir « pour défendre une justice de qualité, égale pour tous, indépendante et dotée de moyens nécessaires à son action » . Des problèmes nationaux qui sont encore plus cruciaux en Guyane. Me Marcault-Derouard souligne sa solidarité avec le mouvement, d’autres avocats feront de même dans le courant de la journée. La majorité des affaires sont donc renvoyées au 22 juin.
Dans la salle des pas perdus, (…), greffier du juge d’application des peines, dénonce les difficultés rencontrées par les fonctionnaires, faute de moyens : « Cela fonctionne grâce à la bonne volonté de chacun et à la tolérance des magistrats. On attend des décisions ! Il y a urgence. Les justiciables doivent savoir puisque cela traîne ! » Le stock d’affaires à traiter dépasse le volume d’une année. Des difficultés qui s’expliquent par le manque de personnel, mais aussi les locaux inadaptés : « On s’entasse dans des bureaux insalubres. Il y a un manque de sécurité. On a eu une semaine de panne informatique. « (…), du bureau d’exécutions des peines, précise que lors du dernier mouvement les fonctionnaires n’ont pas été rémunérés : » On nous a retiré des heures mais tout le travail a été fait dès notre reprise » . Et face aux annonces politiques, force est de constater que rien n’a changé : » On est dans la même m... »
Toute la journée au tribunal les discutions se poursuivent. La création de la cour d’appel ? « Une belle annonce » . Mais les moyens nécessaires seront-ils mis en place ? Un courrier des services de la garde des sceaux daté du 28 mai 2009 est rappelé : « Dans le cadre d’une mission de l’inspection générale des services judiciaires, il a été constaté que les conditions de travail et de vie au travail étaient particulièrement difficiles » . Une reconnaissance qui s’était traduite - « pour nous endormir » , souligne une fonctionnaire - par l’attribution d’une petite prime de 18% du 1er janvier au 31 décembre. Au 1er janvier 2010, elle n’a pas été reconduite. Pourtant, rien n’a changé. »

CHAMBERY

Rassemblement devant le Palais à 13h15 puis conférence de presse intersyndicale à 13h30. Assistance nombreuse, malgré des démarches en vue de décourager toute participation des parquetiers.
Le barreau de Chambéry ne s’est pas associé à la démarche mais celui d’Albertville oui. Présence néanmoins d’avocats de Chambéry à nos côtés, ainsi que des représentants du Conseil des Prud’hommes.

Au TI, les audiences (pénale de proximité et civile instance) et RDV tutelle ont été annulés ou renvoyés.

Article de presse : « La justice s’est mise en grève hier à Chambéry et dans toute la France pour dénoncer le manque de moyens. Ils étaient une quarantaine réunis devant le Tribunal d’Instance (TI) de la ville pour manifester leur opposition aux réformes judiciaires en cours. Juges, greffiers et avocats en toges ont occupé pendant une demi-heure le parvis du palais de justice.
"Les parquets vont devoir gérer plus de procédures lourdes sans effectifs supplémentaire, c’est impossible", critique Céline Parisot de l’Union Syndicale des Magistrats. "Les locaux du Tribunal d’instance ne sont pas élastiques", ajoute-t-elle faisant référence à la fermeture d’autres TI dans le département. Selon elle, la Savoie est un des départements les plus touchés.
Michel Turc, du syndicat FO-Magistrats constate que c’est uniquement quand on est confronté à la justice qu’on se rend compte qu’elle n’a pas les moyens de faire son travail. "C’est comme à l’hôpital : quand on va bien on s’en fiche mais quand on attend deux heures aux urgences on comprend qu’il y a un problème !"
"C’est une catastrophe pour la démocratie", déclare quant à lui Frédéric Paris, du Syndicat de la magistrature à propos de la suppression annoncée des juges d’instruction.

MORLAIX

Renvoi des audiences de référé civil et de JEX.
Réunion dans la salle d’audience pour la lecture publique du tract en présence de la presse locale et régionale écrite (OUEST FRANCE, LE TELEGRAMME) et télévisuelle (FR3). Le "tract unitaire" a en outre été transmis en copie à l’hebdomadaire LE POHER.

Ont participé :

  • des magistrats du TGI et du TI ;
  • des fonctionnaires du TGI ;
  • des avocats du Barreau de Morlaix (dont Bâtonnier en exercice ; la Vice Président de la Conférence des Bâtonniers...)
  • de très très nombreux fonctionnaires du SPIP (la fermeture du SPIP de MORLAIX est sérieusement envisagée pour être absorbé par celui de BREST)
  • Madame LE BRANCHU, ancien Garde des Sceaux, et, sauf erreur, ancien Maire de Morlaix et actuellement sénateur, qui avait été invitée par le SPIP à participer.

Lecture du "tract unitaire" (dont la presse a demandé ensuite la copie) puis, sont intervenus pour une brève allocution, sans "langue de bois" mais de manière très pondérée, Madame LE BRANCHU, le Bâtonnier, un délégué SPIP BREST, une fonctionnaire SPIP Morlaix et l’ancien Directeur du SPIP MORLAIX (actuellement en retraite, il a toutefois souhaité participer au mouvement).

BASTIA

Le mouvement de protestation, annoncé dès vendredi dernier à la presse a bien été relayé : annonces à la radio (notamment sur Corse info et 24 ores)
La télévision et la presse écrite étaient présentes à 14 heures à l’audience correctionnelle où les affaires ont toutes été renvoyées.

Il est à noter une forte participation des magistrats du SIEGE, syndiqués et non syndiqués (j’ai compté deux magistrats TGI absents). Les présents étaient, comme les collègues (courageux) du PARQUET (TGI et CA) en robes noires. Madame le Bâtonnier était également à cette audience avec les avocats, en robes....

Le renvoi des affaires a également été effectué dés le matin (audience civile)

BOURGES

A 13H45, magistrats, fonctionnaires et avocats étaient en nombre sur les marches du palais, y compris des parquetiers et des magistrats de la Cour.
Au soleil mais dans le froid. La presse écrite et télévisée était là. Le tract commun et les motions leur ont été remis.

SUD EST

Dépêche : Manifestations dans le Sud-Est pour défendre la "justice en danger"
« Plusieurs centaines de magistrats, avocats, agents des services judiciaires et pénitentiaires, en tenues, se sont réunis mardi à la mi-journée devant les tribunaux de Nice, Marseille et Toulon pour la justice qu’ils jugent "en danger", ont constaté des journalistes de l’AFP.
A Marseille, l’ancien ministre de la Justice Michel Vauzelle (PS), actuellement en campagne pour sa réélection à la présidence du conseil régionale de Provence-Alpes Côte d’Azur, est venu soutenir les quelques 200 manifestants rassemblés devant le Tribunal de grande instance pour défendre "la justice au service des citoyens".
"Depuis que nous avons un gouvernement qui donne de moins en moins de moyens pour travailler aux magistrats, notre justice est un instrument montré du doigt par les institutions européennes", a-t-il déclaré.
"On est le pays des droits de l’Homme et on a une justice en très mauvais état : manque de magistrats, manque de personnes, manque de moyens", a-t-il ajouté, qualifiant la situation de "catastrophique".
Derrière la réforme de la procédure pénale, M. Vauzelle a jugé qu’il y avait "la culture du président de la République, qui est un homme d’autorité, et qui donc, ne voit pas du tout pourquoi ceux qu’il a traité de « petits pois », c’est-à-dire les magistrats du pays, ne seraient pas aux ordres".
"On est surtout venus pour appeler l’opinion publique à se mobiliser pour défendre leur justice afin de garantir à chacun le droit d’être jugé dans la dignité", a déclaré le représentant d’un syndicat de magistrats.
A Nice, une cinquantaine de personnels de la justice étaient réunis en début d’après-midi devant le palais de justice, où une banderole avait été déployée proclamant : "Justice en danger".
Ils avaient placé devant l’entrée du palais de justice "un étendoir à lois" où un certain nombre de textes de loi ont été suspendus avec des pinces à linge.
A Toulon, entre 150 et 200 manifestants - magistrats, avocats, greffiers, surveillants pénitentiaires- se sont réunis en fin de matinée sur les marches du palais de justice ou l’intégralité des audiences du tribunal pour enfants et du tribunal d’instance ont été renvoyées. »

MARSEILLE

A Marseille, rassemblement unitaire, en robe, d’environ 350 personnes avec les 3 syndicats de magistrats, le SAF, l’UJA et l’Ordre des avocats représenté par son Bâtonnier, le SNPEJ-PJJ... et la pénitentiaire FO, en tenue
On a fait une chaîne humaine autour du grand bassin devant l’ancien Palais avant les prises de paroles, le tout bien relayé par la presse locale, écrite, radio et télé.

Plusieurs audiences renvoyées, y compris en correctionnelle,

NICE

C’est par un froid glacial (si, si !) qu’un rassemblement a eu lieu à 14 h 30 sur les marches du palais, sous la banderole "Justice en danger" regroupant magistrats, greffiers, avocats, éducateurs PJJ, CIP...
En nombre, en tout cas pour Nice où la mobilisation n’est jamais exceptionnelle.
Lecture du texte du tract unitaire par les représentants syndicaux locaux.
La presse était là : France Bleue et Radio Nostalgie, et surtout France 3.
Nous avons fait une petite animation ludique. Partant du principe que les "réformes" s’empilent, se contredisent, sont annulées avant que d’être en place, nous avons accroché sur un étendoir quelques textes de loi pour que leur encre ait enfin le temps de sécher avant la prochaine réforme de la réforme.

DIGNE LES BAINS

Manifestation dans le jardin du palais, de la majorité des magistrats du siège et du parquet, des greffiers avec à leur tête le directeur de Greffe, et de nombreux avocats ...Une motion a été lue, une autre par le bâtonnier et le représentant d’une organisation syndicale d’avocats.

Présence de la presse écrite et des radios locales. Audiences maintenues.

MONTPELLIER

Quatorze heures : deux cent robes noires et rouges sur les marches de la Cour d’appel , sous un beau soleil ... forte participation des collègues du TGI et de la Cour, syndiqués ou non ....rejoints par de nombreux avocats, bâtonnier en tête ... distribution du tract national intersyndical, lecture de communiqués (Bâtonnière , USM , SAF , UJA , PJJ .....) sur des thèmes unitaires de défense de l’Institution judiciaire menacée . Grand ras le bol perceptible chez tous ....dispersion dans la bonne humeur ....presse écrite et TV locales présentes et attentives à nos propos ; suite demain dans le MIDI LIBRE et ce soir aux infos de la 3.....

A Montpellier le barreau a voté la grève des audiences et l’applique (un représentant de l’ordre présent aux audiences pour assurer les renvois) même pour les détenus.

LA REUNION – Saint Denis

Avec 3H d’avance sur la métropole, les magistrats, greffiers et fonctionnaires du TGI se sont réunis à 14 H dans le grand hall du TGI de St Denis. Des magistrats de la cour d’appel sont venus les y rejoindre en robe rouge. De très nombreux avocats sont venus manifester leur solidarité malgré la consigne de la Bâtonnière qui était de s’abstenir.

RFO et les représentants de la presse locale étaient présents.
Tour à tour, les représentants de l’USM, du SM et de FO se sont exprimés devant la caméra devant un public nombreux. Nous aurons ce soir une retransmission de cet événement sur RFO, et des articles demain dans le Quotidien et le Journal de l’Ile.
Nous avons remis aux medias le tract en pièce jointe.
Nous avons pu stigmatiser devant les medias la misérable circulaire de la chancellerie menaçant les magistrats de poursuites en cas de participation au mouvement !
L’atmosphère était à la fête, et les magistrats syndiqués ou non ont paru apprécier le déroulement de la manifestation.

LA REUNION - Saint Pierre

Rassemblement de la grande majorité des magistrats de la juridiction à 14H, accompagnés par de nombreux greffiers et fonctionnaires, du bâtonnier de l’ordre et d’une dizaine de ses confrères.
Point presse, en compagnie du bâtonnier avec une couverture des deux principales chaines de TV locales (RFO TV Réunion, Antenne Réunion), de deux radios importantes ici (RFO et Festival), et de la presse écrite.

Grâce au travail de préparation fait auprès des media, la journée d’action avait largement été annoncée dès ce matin.

LORIENT

Belle unanimité à Lorient. Le Parquet au grand complet, la plupart des magistrats du siège, Présidente comprise, de nombreux fonctionnaires et beaucoup d’avocats étaient présents à 13 h 30 pour la lecture de la motion que nous avons élaborée. Les affaires pénales et civiles ont fait l’objet de renvois. On a remis à la presse locale (Ouest France et Télégramme) la motion.

ROCHEFORT et LA ROCHE SUR YON

Renvoi de toutes les audiences (JAF, Correctionnelles, enfants, ...) des fonctionnaires se déclarent grévistes, les avocats vont demander des renvois.

MULHOUSE

A 9h30, il y a eu un rassemblement sur les marches du palais (à l’intérieur car il fait froid) avec magistrats, avocats et PJJ (plus de 100 personnes). Le barreau a lu un texte puis le Doyen des juges d’instruction a lu une motion concoctée par les magistrats mulhousiens et un éducateur PJJ a lu le mot d’ordre national.
Tous ces textes ont été donnés à la presse qui était présente.

Pour le nombre de grévistes, a priori 4 grévistes déclarés et 13 au siège.

Toutes les audiences correctionnelles, TPE, commerciale, civile ont été renvoyés, sauf les dossiers touchant aux libertés publiques.

COLMAR

Lecture du tract de l’appel à se mobiliser en début de session de cour d’assises - mobilisation de collègues à Paris.

STRASBOURG

Renvoi des 2 audiences correctionnelles.

RENNES

Renvoi des dossiers de correctionnelles après explications au cours de l’audience. Renvoi de tous les dossiers JAF. Pas d’acte à l’instruction.

Ce tour d’horizon - non exhaustif – des actions unitaires menées le 9 mars, démontre que la mobilisation nationale a été un succès, grâce à vous tous. Compte tenu du mépris affiché par la ministre à l’égard de ce mouvement et de l’absence totale de réponse sérieuse et crédible aux revendications qui ont été exprimées par tous les professionnels de la justice, notre détermination à défendre une justice de qualité, égale pour tous, indépendante et dotée des moyens nécessaires à son action reste entière.

L’ensemble des organisations professionnelles de magistrats

Syndicat de la magistrature - 12-14, rue Charles Fourier, 75013 Paris
Tél. : 01 48 05 47 88 - Fax : 01 47 00 16 05 - contact(a)syndicat-magistrature.org