Accueil Syndicat de la magistrature
S'abonner au site   - Accueil > Justice internationale
Imprimer cet article | Partager cet article | Télécharger cet article en P.D.F

Paris, le 4 mars 2009,

La CPI délivre un mandat d’arrêt contre le Président Omar el-Bechir

Communiqué de la FIDH

Tribunes, publié le 4 mars 2009, mis à jour le 28 février 2010

Paris, la Haye, 4 mars 2009

  • La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) se félicite de la délivrance du mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) à l’encontre du Président soudanais Omar el-Béchir. Cette décision est particulièrement significative en ce qu’elle confirme l’hypothèse selon laquelle tout l’appareil de l’Etat est impliqué dans la commission des crimes au Darfour. La FIDH appelle tous les Etats à respecter la décision de la CPI et à agir en faveur de l’exécution immédiate du mandat d’arrêt. >

> « La décision d’aujourd’hui est une étape cruciale en matière de justice internationale. Pour la première fois depuis sa création en 2002, la CPI délivre un mandat d’arrêt contre un Chef d’Etat en exercice. Aujourd’hui est un jour historique pour les victimes au Darfour, qui ont attendu trop longtemps que justice soit rendue pour les crimes les plus horribles qu’elles ont subis », a déclaré Souhayr Belhassen, Présidente de la FIDH.
>

> La FIDH considère que la décision offre à la communauté internationale l’opportunité d’agir promptement pour mettre un terme aux crimes en cours au Darfour. Les Etats doivent rappeler au Soudan que la justice n’est pas négociable et s’opposer à toute tentative de suspendre les poursuites au terme d’une résolution du Conseil de sécurité.
>

> La FIDH est préoccupée du fait que la décision de la CPI pourrait entraîner des représailles de la part du gouvernement soudanais, qui a dernièrement initié une politique de harcèlement et de persécution des personnes suspectées de soutenir la CPI. Le gouvernement du Soudan a également averti qu’il pourrait user de la violence à l’encontre du personnel humanitaire, si un mandat d’arrêt était délivré. « Tout cela est absolument inacceptable », a déclaré Mme Belhassen. « Les Etats doivent réagir énergiquement en appelant le Soudan à remplir ses obligations et en dénonçant toutes éventuelles représailles ».
>

> La FIDH enverra très rapidement un communiqué de presse plus complet, un Questions Réponses sur la CPI et le Soudan et une note sur la CPI.
>
>

Syndicat de la magistrature - 12-14, rue Charles Fourier, 75013 Paris
Tél. : 01 48 05 47 88 - Fax : 01 47 00 16 05 - contact(a)syndicat-magistrature.org