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16 juin 2008

Paris, le 16 juin 2008

Le 17 juin 2008, à Paris, Rassemblement contre l’accord franco-malien d’immigration choisie , appel de l’UCIJ

Pour la régularisation globale des travailleurs sans papiers : rassemblement à l’ambassade du Mali mardi 17 juin 17h00

 

MARDI 17 JUIN, Monsieur Stefanini, chef de cabinet du ministère de la
honte Hortefeux, se rendra à Bamako pour tenter de faire signer l’accord
bilatéral de réadmission (Immigration choisie) au gouvernement malien.

A cette occasion, l’Association Malienne des Expulsés (A.M.E.)
organisera à Bamako un sit-in devant l’Assemblée Nationale Malienne pour
dénoncer les conséquences inadmissibles de cet accord, à savoir notamment :

  • La continuité d’un processus colonialiste et esclavagiste consistant à puiser, selon la politique des quotas préconisée par l’ineffable duo Sarkozy-Hortefeux, dans le gisement lucratif de cerveaux et de muscles maliens pour faire fructifier toujours plus les profits du patronat et du gouvernement français.
  • Suite à la signature de cet accord, Sarkozy-Hortefeux pourront justifier l’amplification des rafles et des expulsions de travailleur(e)s maliens occupant depuis des années en France les milliers de postes dans les métiers dits « en tension », notamment bâtiment, nettoyage, restauration, aide à la personne… Ces expulsions seraient d’autant plus iniques que ces milliers de travailleur(e)s sont des acteurs incontournables du développement, faisant parvenir régulièrement aux familles, villages, régions du Mali les finances permettant à ceux-ci d’améliorer les conditions d’existence, de construire dispensaires, puits, écoles… Ces travailleur(e)s se substituent de fait à l’Aide Publique au Développement française, aujourd’hui réduite à un impudique 0,32 % du P.I.B. de la France.

Cet accord bilatéral ne doit en aucun cas être ratifié car il
permettrait au gouvernement français de récupérer sur le dos des
expulsés, et comme c’est le cas depuis des décennies, les centaines de
millions d’euros versés par ces travailleurs, durant leur séjour en
France, aux caisses retraite, assurance maladie…
Ce racket institutionnel est une atteinte profonde à un état de droit et
doit être fermement combattu, au Mali comme en France.

Ce mardi 17 juin, nous demanderons donc à M. Salia Sokona, ambassadeur
du Mali en France, qui a pris position pour la régularisation des
travailleurs sans-papiers maliens, de nous recevoir pour connaître la
position du gouvernement malien concernant cet accord et les
conséquences qui en découleraient s’il cédait au diktat colonialiste de
Sarkozy-Hortefeux.

MARDI 17 JUIN, A PARIS, NOUS APPELONS A MOBILISATION POUR CONVERGER AVEC
NOS CAMARADES DE L’A.M.E. A BAMAKO.

RASSEMBLEMENT A 17 H 00

A L’AMBASSADE DU MALI

89, RUE DU CHERCHE MIDI – PARIS 6^ème –

Métro : Sèvres-Babylone

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