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Mal logés : quand la Préfecture de police de Paris prive les manifestants de leur liberté d’aller et venir

Communiqué de presse du Syndicat de la magistrature dénonçant la décision de la préfecture de police de Paris de faire retenir par les CRS pendant plusieurs heures samedi dernier, en dehors de tout cadre légal, sur la place de la République à Paris, les personnes ayant répondu à l’appel au rassemblement lancé par le DAL dans le cadre de la journée européenne pour le droit au logement.

Communiqués de presse, publié le 21 octobre 2013, mis à jour le 21 octobre 2013

MAL LOGES : Quand la préfecture de police prive les manifestants de leur liberté d’aller et de venir

Samedi 19 octobre 2013, place de la République à Paris, plusieurs dizaines de personnes, alors qu’elles répondaient à l’appel de l’association Droit au Logement (DAL) pour un rassemblement – déclaré auprès de la préfecture de police - à l’occasion de la journée européenne pour le droit au logement, se sont retrouvées encerclées par des CRS. Ces personnes n’ont pu ni sortir du cercle ainsi constitué, ni être rejointes par d’autres, et ce pendant plusieurs heures. Certaines d’entre elles se sont en outre plaintes de violences commises lors de la part des CRS lors de l’encerclement et ont dû être évacuées par les pompiers.

Le Syndicat de la magistrature dénonce fermement le traitement ainsi réservé par la préfecture de police de Paris à ces militants contre le mal logement qui ont été privés de leur liberté d’aller et venir pendant plusieurs heures, en dehors de tout cadre légal.

Il demande à la préfecture de police de fournir toutes les informations nécessaires sur cet événement qui pourrait être assimilé à une atteinte à la liberté individuelle réprimée par le Code pénal.

Il demande plus largement que la préfecture de police cesse de s’opposer aux rassemblements et manifestations prévues par le DAL – notamment à celui prévu cet après-midi à 16h place de la République –, alors que ceux-ci sont déclarés, en se contentant d’évoquer le risque de trouble à l’ordre public, motif dont on connaît le caractère particulièrement flou et l’usage arbitraire qui peut en être fait.

Depuis, le 15 octobre 2013, l’évacuation brutale des camps de fortune des mal logés et la dispersion des manifestants se multiplient. Le Syndicat de la magistrature regrette que le gouvernement n’ait pas d’autre réponse à apporter à ceux qui luttent pour faire reconnaître leur droit au logement et obtenir des améliorations de la loi Duflot, que cette répression accrue. Avec l’encerclement pendant 5 heures des mal logés et des organisations qui les soutiennent, une nouvelle étape est franchie qui ne peut être tolérée.

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