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Motion sur la présidence du Conseil supérieur de la magistrature

publié le 20 décembre 2000, mis à jour le 20 septembre 2006

La “divine surprise” provoquée par la remise en liberté de Michel Roussin par la présidente de la chambre d’accusation de Paris a constitué le point de départ d’une attaque inadmissible et d’une rare violence de la garde rapprochée de Jacques Chirac contre les magistrats instructeurs qui avaient estimé que les impératifs d’une enquête portant sur un gigantesque système de corruption dans le volet sur les lycées d’Ile de France justifiaient son placement en détention.

Si la critique d’une décision de justice est parfaitement admissible dans une démocratie, encore faut-il qu’elle n’émane pas, par personne interposée, de celui qui a la mission constitutionnelle de défendre l’indépendance de la magistrature en tant que président du Conseil supérieur de la magistrature, à savoir le Président de la République, lui-même visé indirectement dans les enquêtes sur le financement occulte du RPR.

Le syndicat de la magistrature réuni en Congrès rappelle solennellement qu’une telle confusion entre les intérêts privés de Jacques Chirac et ses fonctions présidentielles est inadmissible et porte atteinte à l’équilibre de nos institutions.

20 décembre 2000

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