Depuis plusieurs semaines, les éducateurs de la PJJ ont lancé un mouvement de protestation contre les conditions d’application de la RTT qui leur sont faites.
Ils dénoncent notamment l’absence de création d’emplois et la perte des acquis sociaux liés à la pénibilité de leur travail.
Le syndicat de la magistrature considère qu’en une période où les mineurs font figure de boucs émissaires dans les discours sécuritaires, le rôle des éducateurs de la PJJ est essentiel pour développer une approche résolument éducative des difficultés des enfants et des adolescents.
Il estime que la RTT est l’occasion d’affirmer la priorité de l’éducatif sur le répressif en embauchant des personnels et en leur permettant d’accomplir leur tâche dans les meilleures conditions.
Le SM exprime son indignation sur le recours à la force publique pour déloger les militants qui occupaient pacifiquement des directions régionales et sur la violence des interventions.
Le SM manifeste son soutien au mouvement d’action et appelle les juges des enfants à le faciliter et à faire connaître à la hiérarchie les difficultés qu’il entraîne dans le fonctionnement des services.

N° 21 - déc. 2011 / fév. 2012